Frédéric Daerden « La suppression du bonus de pension touche durement les petites et moyennes pensions » 

Fin 2014, le gouvernement MR/N-VA supprimait le bonus de pension, qui constitue pourtant un incitant financier à prolonger sa carrière. Aujourd’hui, le Ministre MR des Pensions Daniel Bacquelaine s’en justifie dans la presse, argumentant qu’il « a surtout profité aux hautes pensions ».

 

La réalité est tout autre : la dernière étude disponible sur le bonus de pension démontre qu’il s’appliquait à tous les niveaux de pensions et en premier lieu aux pensions dont le montant varie entre 1.000 et 1.250 euros par mois.

ONP - Evaluation du bonus de pension par le Comité d’étude sur le vieillissement (juin 2012)
ONP - Evaluation du bonus de pension par le Comité d’étude sur le vieillissement (juin 2012)

Le député socialiste Frédéric Daerden regrette cette décision contre-productive : « le gouvernement de Charles Michel a non seulement supprimé le seul incitant positif à prolonger sa carrière, mais il a aussi supprimé un complément de revenu non négligeable pour les petites pensions. Quand on sait que le gouvernement augmente aussi les impôts pour les retraités, ça commence à chiffrer… » Pour rappel, le PS avait calculé il y a quelques semaines que la perte pouvait se chiffrer en milliers d’euros par an pour quelqu’un qui travaille jusqu’à 65 ans. 

 

Alors que le Ministre des Pensions indiquait il y a quelques semaines qu’il n’y avait « pas de raison » que plus de 10% de la population travaille au-delà de 65 ans, il indique aujourd’hui que le gouvernement a « pour objectif » que 25% de la population travaille jusqu’à 66 ou 67 ans. Pour Frédéric Daerden, « il est frappant de constater que sur des questions aussi fondamentales que l’âge de la pension, les chiffres du Ministre MR des Pensions varient à ce point en quelques semaines. C’est très inquiétant pour les futurs pensionnés ».

 

Enfin, le député PS s’étonne des déclarations du Ministre des pensions sur la pension à temps partiel, qui permettrait de contrer les effets d’un système qui selon lui manque de souplesse… « C’est pourtant ce même gouvernement qui restreint drastiquement l’accès aux "crédit-temps" de fin de carrière, qui permettaient justement de terminer sa carrière en douceur et donc d’envisager de la prolonger. »

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