La Chambre condamne les mesures liberticides prises par la Hongrie envers les personnes LGBTQIA+

Amalgame entre pédophilie et homosexualité, interdiction de la transidentité, impossibilité pour les médias de diffuser avant 22 heures des séries ou des films dans lesquels il y a des scènes parlant d’homosexualité ou de transgenrisme, opposition à l’adoption par les couples de personnes du même sexe inscrite dans la Constitution... sont autant d’attaques envers les personnes LGBTQI proférées par la Hongrie.

 

 

 

Outre ces discriminations en cascade, la Hongrie a adopté en 2021 une loi anti-LGBTQI, qui constitue une atteinte supplémentaire et frontale aux droits et libertés de ces personnes. Véritable gifle pour tous les démocrates, balayant des années de combat des progressistes en Europe, cette loi a attisé un climat de haine et de discriminations dans les rues de ce pays.

 

 

 

« Aux quatre coins de l’Europe, des voix se sont élevées. Souvenez-vous, aux fenêtres de nos institutions, des drapeaux arc-en-ciel ont fleuri, sur les réseaux sociaux, des messages de soutien se sont multipliés ! Et à l’initiative de la Belgique, près de 20 Etats membres de l’Union européenne sont montés au créneau pour demander à la Commission de réagir  pour ne pas laisser la Hongrie croire qu’elle peut bafouer les droits fondamentaux de l’Union européenne en toute impunité », explique le député socialiste Christophe LACROIX.

 

 

 

Le PS et Vooruit ont voulu aller encore plus loin et passer de l’indignation à l’action. C’est pourquoi, Christophe LACROIX a déposé une proposition de résolution le 8 juillet dernier, qui vient d’être approuvée en séance plénière. La Chambre demande ainsi à la Belgique, seule ou avec d’autres Etats membres, de saisir la Cour de Justice de l’Union européenne et la Cour européenne des droits de l’Homme pour dénoncer les mesures liberticides et discriminatoire à l’encontre des personnes LGBTQI prises par la Hongrie.

 

 

 

« L’Europe est un espace de valeurs communes, un espace de libertés à défendre. Nous ne pouvons pas accepter qu’un État membre profite des avantages et autres incitants économiques d’un grand marché sans en respecter les valeurs, les actes fondateurs, la Charte des droits fondamentaux de l’Union européenne. C’est pourquoi nous soutenons vigoureusement la décision de la Commission européenne d’entamer une procédure d’infraction devant la Cours européenne à l’encontre de la Hongrie pour ce qui concerne la loi du 15 juin 2021, interdisant l’homosexualité », explique Daniel SENESAEL, député PS.

 

 

 

« Pour les socialistes, si pour une raison ou une autre, cette procédure ne devait pas aboutir, la Belgique pourrait, seule ou alliée à des États membres, se préparer à saisir directement la Cour de Justice de l’Union européenne. La Belgique doit rester à l’initiative de ce mouvement pour la liberté et demander réparation au nom de la protection des libertés et des droits fondamentaux », conclut Christophe LACROIX.