"Grâce" au gouvernement MR/N-VA, les salaires belges sont à la traîne par rapport à nos voisins

En mars 2017, le gouvernement Michel décidait de modifier la loi sur les salaires avec - officiellement - un objectif précis : doper la compétitivité des entreprises en réduisant l’écart salarial avec les pays voisins. Pour le PS, la manœuvre revenait en réalité à corseter progressivement les salaires des travailleurs, ce qui revenait à organiser sous le manteau une réduction de 10% des salaires, soit l'équivalent de 5 sauts d'index.

 

Le Conseil central de l'économie, chargé de calculer l'écart salarial de la Belgique avec ses voisins afin de définir les augmentations de salaires possibles, est aujourd’hui très clair : les salaires en Belgique augmentent moins vite que les salaires en France, en Allemagne et aux Pays Bas. Ou pour le dire autrement, les salaires belges auraient dû augmenter davantage.

 

Mais les constats du Conseil central de l’Économie vont plus loin encore : la Belgique est aujourd’hui en décrochage par rapport à l’Allemagne et aux Pays-Bas en ce qui concerne la création d’emplois !

 

« Après un saut d’index, et une augmentation des taxes sur la consommation, les travailleurs belges sont une fois de plus sacrifiés sur l’autel de la compétitivité » déplore le député PS Frédéric Daerden, « mais ce que le gouvernement MR/N-VA ne dit pas aux travailleurs, c’est que le blocage de leurs salaires – prévu jusqu’au moins 2020 pour éliminer un ‘handicap’ salarial devenu virtuel – ne servira pas la création d’emploi mais servira avant tout à remplir les poches des actionnaires ! »


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