Le premier ministre torpille lui-même le pacte énergétique

Après 3 ans de balbutiements pour la mise sur pieds d’alternatives énergétiques, Charles Michel estime aujourd’hui qu’il sera ‘extrêmement difficile’ de sortir du nucléaire en 2025 et pointe au passage la responsabilité des régions.

 

La députée PS Karine Lalieux dénonce l’attitude du Premier ministre : « poussé dans le dos par le refus catégorique de la N-VA de sortir du nucléaire, Charles Michel torpille lui-même le pacte énergétique et ne trouve rien de mieux que faire porter le chapeau aux régions ! C’est indigne d’un Premier Ministre alors même que le Fédéral est compétent pour le nucléaire, le gaz, c’est-à-dire près de 80% de notre production électrique ! Sans compter d’autres leviers essentiels comme la fiscalité environnementale ou le rail. »

 

Pour la députée socialiste, la ficelle est grosse pour masquer l’humiliation que vient de lui assener la N-VA en enterrant l’accord à peine conclu entre les 4 ministre de l’Énergie, qui clôture 3 années de négociations.

 

« Elia démontre pourtant clairement que la sortie du nucléaire est encore réalisable en 2025 et tous les experts affirment qu’il est urgent de décider » avertit Karine Lalieux « ne pas décider maintenant, c’est s’enfermer dans le statut quo de notre dépendance au nucléaire… c’est sans doute ce que veut la N-VA. »

 

Pour la députée PS, cette piètre attaque masque à peine le bulletin catastrophique du gouvernement Michel en matière de protection de l’environnement : « RER, voitures de société, sortie du nucléaire… où en est-on aujourd’hui ? Nulle part ! Pour protéger la population et améliorer son cadre de vie, il ne suffit pas d’aller faire des selfies à Paris avec Emmanuel Marcon et Arnold Schwarzenegger, il faut se retrousser les manches et prendre ses responsabilités au sein du gouvernement ! »

 

Le Groupe PS demande au Premier ministre de venir s’expliquer à la Chambre et qu’il convoque un Comité de concertation extraordinaire, rassemblant le fédéral et les Régions, à l'image de celui qui s'était tenu le 8 mars 2004, sous l'égide du Premier ministre de l'époque Guy Verhofstadt.


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