Question d'Emir Kir à Jan Jambon, ministre de l'Intérieur, sur la fusion des zones de police

Monsieur le président, monsieur le ministre, chers collègues, hier, une nouvelle fois dans les colonnes de l'Écho et sur les ondes de RTL, vous avez émis des idées en matière de gestion de la police. Alors que nos concitoyens et les policiers attendent des réponses concrètes en matière de sécurité et de fonctionnement, vous êtes revenu plaider en faveur de la réduction des zones de police. En particulier, vous présentez Bruxelles comme une priorité. Vous vous appuyez pour ce faire sur une mission confiée à Fernand Koekelberg, chargé par vous de sonder les zones dans cette direction.

 

Qu'en est-il de cette étude? Un premier rapport a-t-il été rendu? Pouvez-vous le communiquer au parlement?

Réponse de Jan Jambon

Monsieur le président, cher collègue, comme je l'ai dit déjà à plusieurs reprises, et comme repris dans l'accord de gouvernement, nous souhaitons stimuler la fusion des zones de police. Je dispose d'une petite enveloppe budgétaire pour faciliter la connexion des systèmes informatiques. Des bonnes pratiques ont également été promues auprès des zones disposées à la fusion. Mais j'ai aussi demandé à deux grands spécialistes de se rendre sur le terrain pour discuter avec les bourgmestres et les chefs de corps pour analyser la manière dont une restructuration des territoires des zones de police pourrait s'envisager.

 

Il n'y a aucune obligation. Il s'agissait juste de mener une étude. Celle-ci n'a pas encore débouché sur un rapport. Il va de soi que, dès que ce sera le cas, même sous forme intermédiaire, le document pourra être soumis aux commissions parlementaires.

Réplique d'Emir Kir

Vous insistez régulièrement sur l'institutionnel, alors que ce sujet ne figure pas dans l'accord de gouvernement. Cela répond-il vraiment à l'attente des citoyens et des policiers? C'est la question à laquelle nous devrions nous atteler à répondre.

 

Ce qu'attendent les citoyens, c'est une police de proximité, une police accessible, à l'écoute des gens, présente sur le terrain, qui participe à la protection des citoyens. Qu'avez-vous fait pour répondre à leur demande? Votre réponse est loin des préoccupations des gens. Vous venez avec un nouveau mécano institutionnel, qui revient en réalité à rendre la police plus lointaine, notamment dans les zones rurales, ou plus anonyme dans les zones urbaines à forte densité de population.

 

Monsieur le ministre, qu'attendent nos policiers actuellement? Tout d'abord, d'avoir des équipes complètes sur le terrain, tant au niveau des zones de police qu'au niveau de la police fédérale. Ils réclament de vous, une amélioration des conditions de travail. Regardez les chiffres de maladie, de burn out, qui ont explosé depuis que vous êtes au gouvernement.

 

Ils demandent aussi une valorisation du travail qui est réalisé sur le terrain par les inspecteurs de quartier. Avec le groupe socialiste, nous avons déposé une proposition de loi visant à accorder des primes aux agents de quartier. Travaillons ensemble, au sein du parlement, pour répondre à cette attente légitime.

 

Au niveau des zones de police, nous devrions travailler en complémentarité. Le fédéral devrait être un appui. Or, très régulièrement, le fédéral vient chercher les moyens du local pour suppléer aux manquements du fédéral.

 

Ce que les citoyens et les policiers attendent de ce gouvernement, c'est non pas du bricolage institutionnel, mais que les moyens soient donnés à la police pour assurer la sécurité de nos concitoyens.


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