Plateforme Sciensano : le gouvernement met en danger l’indépendance de nos organes d’avis en matière de santé !

Nos organes d’avis en matière de santé (ISP, CERVA, CSS et KCE) seront-ils demain encore en mesure de mettre en lumière la dangerosité d’un vaccin ou d’un médicament ? D’établir des propositions pour une politique antibiotique plus efficace ? D’émettre des avertissements relatifs à la présence de substances dangereuses dans les denrées alimentaires ?

 

Nous nous permettons d’en douter : le gouvernement Michel a décidé de fusionner ces 4 organes d’avis indépendants au sein de la plateforme Sciensano. Celle-ci sera pilotée par un Conseil d’administration exclusivement composé de représentants des autorités publiques.

 

Pour le Groupe PS, cette décision menace clairement l’indépendance, la liberté et l’expertise de ces organes. « Nous craignons une véritable mise sous tutelle politique. Le risque est important que ces avis soient à l’avenir orientés en fonction des politiques voulues par le gouvernement et influencés par certains lobbys comme l’industrie pharmaceutique ou agro-alimentaire » dénonce le député PS André Frédéric.

 

Interrogé par le député socialiste en séance plénière ce jeudi, le ministre Ducarme s’est retranché derrière des objectifs de rationalisation et d’efficacité. Il n’a pas convaincu André Frédéric : « l’autonomie que le ministre nous assure aujourd’hui est un vœu pieu. Nous n’avons reçu aucune garantie sur le maintien d’une stricte indépendance de ces organes. Comment pourront-ils faire correctement leur travail sans cette indispensable indépendance ? » déplore le député socialiste.

 

Pour le Groupe PS, en limitant aujourd’hui l’indépendance de ces experts, ce gouvernement installe un climat de suspicion qui mettra à mal la confiance des citoyens et la qualité de notre système de santé.


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