Avec la loi Peeters, le gouvernement vous propose de travailler plus pour gagner moins

Avec l’adoption de la loi Peeters en séance plénière de la Chambre ce jeudi, le gouvernement Michel propose un recul social supplémentaire pour les travailleurs.

 

« Les travailleurs devront prester plus, avec des horaires variables, en gagnant moins » dénonce le député PS Jean-Marc Delizée « le gouvernement MR/N-VA ne nous propose rien d’autre qu’une flexibilité totale - version patronale qui pourra être imposée à tous les travailleurs, dans tous les secteurs, même si elle ne se justifie pas et même si les patrons ne la réclament pas ! Cette flexibilité sauvage pourra s’appliquer en dehors de tout processus de concertation sociale, ce qui démontre une fois de plus tout le respect que lui accordent les ministres de ce gouvernement… »

 

Les partenaires sociaux l’ont pourtant dit et redit, la loi Peeters remet non seulement en cause des accords conclus à différents niveaux, mais elle va même jusqu’à interférer dans les discussions en cours et mettre en péril des équilibres déjà trouvés !

 

« La semaine des 45 heures deviendra la norme » s’insurge Jean-Marc Delizée « le gouvernement permet aux patrons d’imposer toujours plus d’heures supplémentaires que les travailleurs devront prester sans sursalaire ni repos compensatoire… C’est ça le travail faisable à la sauce MR/N-VA ! Et contrairement à ce que Monsieur Peeters tente de nous faire croire, ce projet ne tend ni à ‘préparer notre marché du travail au 21ème siècle’, ni à permettre aux gens de mieux concilier vie de famille et vie professionnelle. Le travailleur est vu comme une charge qui entrave toute augmentation de la production, du chiffre d’affaires et de la marge bénéficiaire des entreprises ! »

 

Pour le Groupe PS, la loi Peeters est un mauvais produit de l’idéologie libérale qui bafoue les travailleurs : alors qu’ils font déjà des efforts considérables et sont parmi les plus productifs au monde, le gouvernement ne les considère plus comme une plus-value au service de l’entreprise mais comme une charge que l’on rabote au maximum, comme variable d’ajustement budgétaire.


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