Pour remercier les militaires, Charles Michel repousse de 7 ans leur départ à la pension…

Pour un merci, c’est un merci ! Hier le Premier ministre rendait hommage à tous les corps de sécurité mobilisés pour lutter contre le terrorisme ! C’est vrai, cela fait 2 ans que nos militaires sont, dans le cadre de la lutte contre le terrorisme, largement mis à contribution par ce gouvernement. De faction dans nos rues, jour et nuit, qu'il vente ou qu'il pleuve, au détriment souvent de ce pour quoi ils ont été formés, à savoir les missions à l’étranger.

 

Cela fait 2 ans également qu’ils subissent les économies drastiques imposées par le gouvernement Michel à ce département. Car ce gouvernement a réduit au strict minimum les opérations à l’étranger, les missions d'aide à la nation, les entrainements et les formations… tout en planifiant sous le manteau la fermeture de nombreuses casernes.

 

On aurait pu croire que la liste des horreurs allait s’arrêter là… Mais non ! Charles Michel a tenu à « féliciter » la flexibilité et la disponibilité des troupes… En faisant reculer leur départ à la pension !

 

Pour la députée socialiste Julie Fernandez Fernandez, il s’agit d’un véritable coup dans le dos de nos militaires : « le premier ministre nous annonce ce weekend, entre la poire et le fromage, que la mise en pension d'office à 56 ans pour les militaires sera supprimée à partir du 1er janvier 2018. Cela signifie concrètement, pour certains militaires, qu’ils devront travailler 7 ans de plus ! Et cela, sans la moindre concertation ni prise en compte de la spécificité de leur fonction ! Quelle marque de respect, quel magnifique remerciement pour les militaires que ce gouvernement a mis à toutes les sauces depuis les attentats ! »

 

Pour le Groupe PS, cette décision du gouvernement MR/N-VA fait honteusement table rase de la pénibilité du travail de nos soldats. Il réalise aussi un bien mauvais calcul budgétaire : garder les militaires en activité plus longtemps gonflera non seulement l’enveloppe des salaires, accentuera les maladies professionnelles, mais compromettra également fortement l’engagement de jeunes recrues qui devaient en principe remplacer le départ des plus âgés. Où est la logique dans tout ça ?

 

Le Groupe PS a demandé que la commission Défense reçoive au plus vite les syndicats pour qu’ils puissent enfin donner leur point de vue sur cette décision qui leur a été imposée sans aucune concertation.


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