Accord Doel 1 & 2 : champagne pour Electrabel et gueule de bois pour les consommateurs

Le gouvernement Michel a conclu un « accord » avec Electrabel pour la prolongation de Doel 1 et 2 et ce, alors qu’il n’y avait plus aucune nécessité en termes de sécurité d’approvisionnement vu le redémarrage de Doel 3 de Tihange 2.

 

Le groupe PS est consterné par les termes de cet accord : au jour du lancement de la COP21, le gouvernement de Charles Michel n’a pu recueillir aucun consensus sur le climat mais bien un accord pour replonger dans le ‘tout au nucléaire’… quel signal !

 

Pour Karine Lalieux, « prolonger les deux plus vieux réacteurs, c’est tourner le dos à la sortie du nucléaire en 2025, c’est jouer avec la sécurité, c’est plus de déchets nucléaires à traiter, c’est refroidir les investisseurs qui pourraient développer des alternatives au nucléaire ! »

 

Et le tout pour une contribution annuelle de 150 millions… La députée socialiste s’étonne : « pour Electrabel c’est le jackpot ! Mais pour le consommateur, c’est la double peine : c’est lui qui devra régler la facture de 700 millions d’euros pour prolonger Doel 1&2 ET le trou budgétaire qu’occasionnera la baisse de la taxe nucléaire de 550 millions à 150 millions d’euros. »

 

Le groupe PS s’interroge également sur la sécurité de ces vieux réacteurs. Pour Eric Thiébaut, « prolonger Doel 1 et 2, les plus vieux réacteurs du parc nucléaire belge, représente non seulement un coût supplémentaire pour les citoyens, mais aussi une menace pour la sécurité. »

 

Pour le groupe PS, aujourd’hui les masques tombent : le gouvernement Michel a clairement choisi la voie du ‘tout au nucléaire’ et l’aveuglement de Madame Marghem signifie très concrètement qu’aucun investisseur ne développera des moyens alternatifs pour sortir effectivement du nucléaire en 2025. Et, victime collatérale de la soumission du gouvernement Michel au lobby nucléaire, c’est une fois de plus le citoyen qui payera la facture…


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