Enrôlement tardif : le Groupe PS dénonce une manœuvre politique qui met en danger les finances des communes et le pouvoir d’achat des contribuables

Le gouvernement fédéral accuse un retard important pour l’enrôlement de l’exercice d’imposition 2015.

 

Pour les députés-bourgmestres socialistes, l’excuse avancée de la sixième réforme de l’État n’est pas un argument valable pour justifier ce ralentissement du rythme d’enrôlement. Ils dénoncent une manœuvre politique à finalité purement budgétaire. Qui n’est pas sans conséquences pour les finances communales et le pouvoir d’achat des contribuables.

 

Pour Alain Mathot, « Tant les communes que les contribuables sont les premiers dindons de la farce. Prenez un jeune ménage dont les charges d’emprunt et / ou de crèche sont importants tout au long de l’année : ils seront remboursés bien plus tard, avec toutes les conséquences financières que cela impliquera sur leur budget déjà touché par les mesures d’austérité de ce gouvernement. »

 

Pour Fréderic Daerden, « les communes auront aussi du mal à boucler leur budget 2015 : le fédéral leur annonce tardivement un manque à gagner de plus de 200 millions. Le montant des recettes IPP alloués aux communes chute ainsi jusqu’à 30 % ! »

 

Les députés-bourgmestres socialistes ont redéposé la proposition de résolution d’Alain Mathot enjoignant le gouvernement à maintenir le rythme d’enrôlement habituel pour préserver le pouvoir d’achat des contribuables. Ils proposent également la mise en place d’un mécanisme qui immunise les finances communales en cas d’enrôlement tardif. Ils interpelleront également le Ministre des Finances en séance plénière cet après-midi.


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