Loi-programme : plutôt que sanctionner les familles monoparentales, le groupe PS veut soutenir l’emploi

Le gouvernement Michel a non seulement prévu de modifier la méthode de calcul des Allocations de Garantie de Revenu (AGR) pour en réduire le montant, mais il a également prévu de les diminuer de moitié après 2 ans.


Cette aide financière est pourtant indispensable pour plus de 46.000 ménages : elle permet aux chômeurs complets qui reprennent un travail à temps partiel de bénéficier d’un complément de revenu appréciable et d’éviter les pièges à l’emploi.


Pour les députés socialistes Ahmed Laaouej et Stéphane Crusnière, ces nouvelles mesures de pseudo-économies du gouvernement Michel sont antisociales et ne soutiennent pas l’emploi ! Elles auront des effets importants sur la situation financière de ces ménages : concrètement, une employée avec un enfant, qui travaille à mi-temps comme caissière avec un salaire de 756,25 et une AGR de 780,06 euros par mois perdra ainsi 478 euros par mois sur cette allocation !


Ces mesures dramatiques touchent principalement les femmes : elles représentent 75 % des bénéficiaires de cette allocation. Près de 2/3 d’entre elles sont des mères seules avec enfants et elles n’ont souvent d’autre choix que d’accepter un temps partiel afin de pouvoir s’occuper de leurs enfants. Le groupe PS fustige cette attaque injuste vis-à-vis les familles monoparentales, alors que leur situation est déjà difficile.


Le groupe PS a donc déposé un amendement à la loi-programme, qui permet de réduire l’impact de la diminution des AGR pour les personnes qui en ont le plus besoin : les familles monoparentales et les isolés qui s’occupent d’un proche dont ils ont la charge. L’objectif poursuivi est d’améliorer le revenu disponible de ces familles, en doublant le bonus à l’emploi intégré dans le calcul du barème du précompte professionnel, ce qui permet d’augmenter leur salaire net.


La majorité MR/N-VA persiste dans son entêtement et a rejeté l’amendement PS…


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