Scandale FIFA : rebondir pour plus d’éthique et de transparence

En avril 2014, la Chambre des Représentants adoptait une proposition de résolution, portée par le député socialiste Philippe Blanchart. Le PS y appelait au respect des droits humains fondamentaux et de conditions de travail décentes sur les chantiers de construction des coupes du monde, après le scandale des ouvriers du Qatar, pays organisateur de la Coupe du Monde 2022.


La FIFA s’était alors déclarée concernée mais a priori « non responsable » de cette situation. Entretemps, la corruption, les gaspillages et les atteintes aux droits sociaux ont continué à émailler les coupes du monde successives. En témoignent la limitation des droits des travailleurs affectés aux chantiers de la Coupe du monde 2018 en Russie ou les chiffres hallucinants de décès encore constatés sur les chantiers qataris.


Pour le député socialiste Philippe Blanchart, « les nouveaux scandales liés à la gestion de la FIFA doivent servir de tremplin à une refonte totale de la fédération internationale en une organisation beaucoup plus éthique et transparente. C’est la condition sine qua non pour pouvoir imposer des normes éthiques et socialement responsables à tous les candidats organisateurs de la coupe du monde. Les nouvelles élections devront également être l’occasion de faire table rase du passé trouble de la FIFA pour retourner à un socle de valeurs respectueuses des droits sociaux (conditions de travail décentes, salaires décents, normes OIT, etc.) indispensables à l’organisation de ce type d’événement


Pour le groupe PS, l’organisation d’un événement international de cette envergure doit en effet constituer un levier pour promouvoir des valeurs essentielles telles que le respect des droits humains, des conditions sociales et environnementales ou encore la liberté d’expression.

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