Le Gouvernement Michel cadenasse la concertation sociale pour mener à bien sa réforme antisociale des pensions

La commission des Affaires sociales s'est penchée ce mercredi sur le projet du gouvernement Michel de créer un Comité national des pensions pour, selon les termes du Ministre MR Daniel Bacquelaine, « soutenir la réforme des pensions en cours ».  


Le député socialiste Frédéric Daerden s’inquiète de la composition de cet organe consultatif : « le ministre Bacquelaine prétend faire le choix de la concertation sociale en mettant en place une structures d’avis où syndicats, patrons et représentants du gouvernement auront tous 3 la même représentativité... cela ressemble plutôt à un simulacre de concertation sociale, un encombrant mariage à trois où le banc syndical n’aura que peu voix au chapitre… ».   


Le député s’interroge aussi sur la véritable utilité de cette nouvelle instance : « le Conseil national des pensions n'aura aucun pouvoir de décision et surtout, ne pourra émettre aucun avis d'initiative sur la réforme des pensions. Ses missions se résument in fine à répondre aux questions soumises par le Gouvernement, ce qui nous éloigne fortement de modèle de concertation sociale que nous avons connu ces 50 dernières années… »


Frédéric Daerden s’étonne enfin du timing choisi par le gouvernement Michel : « le Comité sera  mis en place après que tout ait été décidé ! Les fondements antisociaux de la réforme des pensions ont en effet déjà été adoptés de manière unilatérale par le gouvernement Michel : le recul à 67 ans de l’âge légal de la pension, la suppression du bonus pension ou l’allongement des carrières du secteur public. »


Le Groupe PS a donc voté contre la création de cet organe factice, qui n’a in fine d’autre utilité que de permettre au gouvernement Michel de continuer, tranquillement et sans contradiction, la mise en place de sa réforme antisociale des pensions.

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