Le gouvernement Michel impose jusqu’à 7 ans de travail en plus aux travailleurs des services publics !

La majorité MR/N-VA a voté ce mercredi, en Commission Affaires sociales, un projet du gouvernement visant à supprimer la prise en compte des années d’études pour les fonctionnaires qui partent à la pension et le bonus de pension pour les fonctionnaires qui travaillent plus longtemps.


Le gouvernement MR N-VA poursuit donc selon sa devise « travailler plus pour gagner moins » en s’attaquant cette fois à la pension des fonctionnaires, dont le travail sera déjà durement impacté par les coupes sombres programmées dans tous les départements de l’État.


Pour Frédéric Daerden, député PS, cette nouvelle attaque vis-à-vis des travailleurs du service public est inacceptable : « le gouvernement Michel change une nouvelle fois les règles du jeu en cours de route : les travailleurs qui partiront à la pension l’année prochaine sont déjà concernés ! Un enseignant devra ainsi, dès 2016, travailler 6 mois de plus et quand la mesure prendra pleinement ses effets, un fonctionnaire diplômé devra travailler jusqu’à 7 ans de plus ! »


Le député socialiste dénonce également l’ineptie totale que constitue la suppression des bonus de pension pour les fonctionnaires qui travaillent plus longtemps : « alors que le gouvernement souhaite que les travailleurs poursuivent leur carrière, il les prive d’un avantage financier non négligeable : pour une enseignante qui travaille jusqu’à 65 ans, la suppression du bonus de pension signifie une perte de 2.246€ de pension par an jusqu’à la fin de sa vie. »


Pour le groupe PS, ce n’est malheureusement que le début d’une longue série de mesures, comme le prévoit l’accord de gouvernement MR N-VA sur les pensions du secteur public. Pour Frédéric Daerden, ce gouvernement ne cesse de creuser les injustices : « il continue à demander des efforts supplémentaires aux travailleurs tout en préservant les revenus du capital : rien sur l’impôt sur la fortune, rien sur la taxation des plus-values boursières ! Rien non plus sur la grande fraude fiscale, qui pourrait pourtant rapporter des dizaines de millions d’euros au budget de l’État ».

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