Le Groupe PS veut supprimer la limitation d’office des allocations d’insertion dans le temps, le débat est lancé

Le député Éric Massin a présenté aujourd’hui en commission Affaires sociales la proposition de loi du Groupe PS visant à supprimer la limitation des allocations d’insertion dans le temps pour les bénéficiaires qui prouvent une recherche active d’emploi.

 

Le PS assume sa part de responsabilité dans l’adoption – sous le gouvernement précédent – de cette mesure. Cependant, il faut se rappeler que cette décision prise pour sortir de la crise institutionnelle est issue d’un compromis avec des partis de droite – partisans de mesures plus dures comme la limitation pure et simple de toutes les allocations. De plus, la durée et la gravité de la crise économique ont accentué les effets de la mesure ce qui explique que beaucoup de jeunes qui cherchent un emploi restent sans travail et sont privés d’allocation.

 

Ceci étant dit, il n’est pas trop tard pour corriger les effets les plus injustes de cette mesure, et notamment son automaticité. Aujourd’hui en effet, la limitation dans le temps du droit aux allocations d’insertion sanctionne également ceux qui font tous les efforts nécessaires pour trouver un emploi, ce qui n’est ni juste, ni pertinent.

 

Pour Éric Massin : « Nous pouvons grandir en reconnaissant nos erreurs et plus encore en les réparant. C’est la raison pour laquelle le Groupe PS propose d’abandonner la logique de limitation automatique du droit aux allocations d’insertion afin de ne pas sanctionner ceux qui cherchent activement un emploi. »

 

La commission Affaires sociales a entamé le débat et attend avant de se prononcer les chiffres que l’Onem doit fournir pour avoir un état des lieux précis.


Par ailleurs, le Groupe PS rappelle son opposition aux mesures supplémentaires prises par le gouvernement Michel concernant l’accès aux allocations d’insertion. Ces mesures ont pour effet d’empêcher des jeunes de bénéficier des allocations dès lors qu’ils atteignent l’âge de 25 ans ou qu’ils n’ont pas vu leurs études sanctionnées par un diplôme du secondaire supérieur. Concrètement, cela signifie par exemple que des jeunes pourraient hésiter à entreprendre des études longues car ils seraient alors sans ressources à l’issue de celles-ci s’ils ne trouvent pas immédiatement un travail.

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