Le Groupe PS fustige la décision du gouvernement de sanctionner plus sévèrement les chômeurs qui ont commis une erreur de bonne foi

Le député socialiste Éric Massin a interrogé ce mercredi Kris Peeters sur la décision du gouvernement de sanctionner plus sévèrement les chômeurs pour les faits les moins graves.


Le ministre de l’Emploi a confirmé que « la durée minimale des sanctions administratives a été augmentée et que la possibilité de sursis a été supprimée ». Il a ajouté qu’ « en cas de perception indue d’allocations de chômage sans intention frauduleuse, une sanction minimale sera appliquée ». Un simple oubli ou une erreur pourrait donc désormais entraîner une exclusion ferme d’un mois.


Pour Éric Massin « s’il est indispensable de lutter contre la fraude sociale, il importe de faire une différence entre les comportements intentionnels et ceux qui ne le sont pas. Il serait profondément injuste de traiter quelqu’un qui aurait oublié de remettre un document ou rempli sa carte de contrôle avec la mauvaise encre comme un fraudeur. » 


Si Mr Peeters prétend que « le gouvernement attache une importance toute particulière à la fraude sociale et fiscale », force est de constater que la chasse aux « fraudeurs sociaux » - comprenez « chômeurs »- a pris le pas sur la lutte contre la fraude fiscale qui coûte pourtant beaucoup plus à la collectivité que les quelques personnes – mal intentionnées ou non – qui perçoivent des allocations indues.


Pour Éric Massin, ce gouvernement ne semble pas prendre la mesure des effets dévastateurs de ses décisions: « se rendent- ils compte de ce que ça peut représenter comme difficultés pour une famille de ne pas toucher ses allocations de chômage pendant un mois? Alors qu’aucune fraude n’a été commise et qu’aucun appel n’est possible. C’est très choquant. »

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