Le Groupe PS regrette que le gouvernement Michel soutienne le mouvement d’austérité en Europe

C’est ce qui ressort clairement de l’exposé du Premier ministre sur le Conseil européen des 18 et 19 décembre.


Le Groupe PS, par la voix de Stéphane Crusnière, déplore que les conclusions des 28 sur le Traité Transatlantique (TTIP) ne reprennent pas un mot sur la sauvegarde des normes sociales, environnementales ou sanitaires. Le député socialiste a aussi dénoncé le manque total de transparence des négociations vis-à-vis des parlements européen et nationaux, de la société civile et des citoyens.


C’est avec regret également que le Groupe PS constate que le gouvernement Michel suit la position de la troïka Commission-BCE-FMI qui maintient sa politique d’austérité qui a pourtant prouvé toute son inefficacité en Grèce. Cette politique, totalement aveugle aux désastres sociaux qui touchent très durement les grecs, a amené plus de chômage, plus de pauvreté, une montée de l’extrême droite et… plus de dette publique.


D’une manière plus générale, Monsieur Michel ne défend plus la position du précédent gouvernement qui demandait aux institutions européennes d’assumer les responsabilités sociales et économiques de leurs décisions.


Économiquement, socialement et politiquement, les méthodes néolibérales ont échoué et l’aveuglement politique européen à cet état de fait n’a que trop duré. Malheureusement, on voit mal ce gouvernement appuyer ce changement de cap indispensable réclamé par beaucoup, et notamment par le Groupe PS.


Pour Frédéric Daerden : « La situation économique et sociale en Europe appelle une remise en cause immédiate des mesures d’austérité. Il faut se servir de la flexibilité des Traités européens pour permettre de créer des emplois et de relancer l’économie par le biais notamment des investissements publics – et sur ce dernier point le « plan Juncker » est très largement insuffisant. »

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