Survol de Bruxelles - pour le groupe PS, le moratoire «décidé» par la Kamikaze ne doit pas masquer l’absence de décisions structurelles...

Le groupe PS constate qu’après une centaine de jours de négociations, la Kamikaze rejoint enfin sa position sur le survol de Bruxelles : il est en effet urgent de retourner à la situation d'avant le 6 février 2014.

 

 

Mais si cette première étape est indispensable, la mise en place d’un moratoire ne suffit pas ! Pour Karine Lalieux, députée PS, « le moratoire soulage certains Bruxellois mais ne résout rien de manière durable : il reporte les nuisances sur d’autres quartiers densément peuplés... » Le PS réclame des mesures durables qui respectent toutes les règles de sécurité aérienne et évitent les zones les plus densément peuplées. « Cessons d’opposer les Bruxellois les uns contre les autres ! Le prochain gouvernement devra prendre ses responsabilités : mettre un terme à la valse incessante des routes aériennes au-dessus de notre capitale, qui provoquent des nuisances infernales pour ses habitants. »

 

Le PS rappelle qu’une solution durable aux nuisances générées par les activités de l’aéroport de Bruxelles-National passe par 4 prérequis indispensables :

 

1. un nouveau plan de survol aérien devra être réalisé, avec comme critères prioritaires la sécurité et l’évitement des zones les plus densément peuplées. Ce plan devra préalablement faire l’objet d’une étude de sécurité et d’une étude d’incidence permettant d’objectiver les risques et les nuisances engendrés.

 

2. les horaires d'exploitation de l'aéroport devront être modifiés, pour que la période opérationnelle de jour soit ramenée de 7 à 22 heures (au lieu de 6 à 23 heures actuellement) et ce, dans l’attente d’un accord sur la fin progressive des vols de nuit au niveau européen,

 

3. les avions autorisés à survoler le territoire bruxellois devront respecter des normes strictes en matière de tonnage et de normes de bruit.

 

4. toute nouvelle initiative dans ce dossier devra faire l’objet d’une concertation préalable avec les régions concernées et d’un accord en conseil des ministres,

 

Pour le groupe PS, il est donc hors de question que les partenaires de la Kamikaze s’en tiennent au seul moratoire - la solution de facilité - et qu’in fine, le dossier du survol de Bruxelles s’enlise pour 5 ans dans le frigo du prochain gouvernement !

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