GREENPEACE - La Chambre demande la libération de l'équipage de l'Arctic Sunrise

Fin septembre, les garde-côtes russes ont arraisonné un navire de Greenpeace en mer de Barents. Les militants ont été placés en détention et sont inculpés de « piraterie en groupe organisé ». Ils risquent jusqu'à 15 ans de détention. Ce matin, une résolution demandant la libération de l’équipage a été adoptée en commission des Relations extérieures. Le texte est signé par l’ensemble des partis démocratiques.

 

Le 15 octobre prochain, le ministre des Affaires étrangères, Didier Reynders, rencontrera son homologue russe Sergej Lavrov. En préparation de cette rencontre, la Chambre exprime aujourd’hui sa préoccupation face à la situation de l'équipage de l'Arctic Sunrise. L’adoption à une très large majorité de ce texte confirme la position forte - et sans équivoque - que devra adopter notre ministre durant cette rencontre. Le but est d’obtenir la libération des membres de l’équipage, de dénoncer l’intervention disproportionnée contre les activistes pacifiques et de condamner l’inculpation des 28 membres de Greenpeace et des deux journalistes free-lance.

 

S’il ne nous appartient pas de nous prononcer sur la législation russe ni sur l’interprétation des modes d’action de Greenpeace par les autorités russes, force est de constater que l’accusation de piraterie est disproportionnée et ne peut s’appliquer aux actions de protestation pacifiques. L’Arctic Sunrise a en outre été arraisonné dans des eaux internationales.

 

Plus largement, le climat général lié à la défense des droits de l’Homme en Russie continue de faire débat. Lors de son allocution en Commission, Karine Lalieux a cité les exemples des peines infligées aux « Pussy Riot » et de l’adoption en juin dernier d’une loi punissant tout acte de « propagande » homosexuelle devant mineur. Autant d’actes dénoncés sévèrement par les défenseurs des droits de l’Homme. Olivier Henry ne manquera d’ailleurs pas d’interroger le ministre des Affaires étrangères en commission des Relations extérieures sur ce dernier point.

 

Comme État fondateur du conseil de l’Europe, la Belgique ne peut passer à côté de ces importantes questions. Pour le Groupe PS, il est inadmissible que des autorités publiques, quelles qu’elles soient, entretiennent – voire amplifient – un état d’esprit contraire à la Convention européenne des droits de l’Homme que la Russie a ratifiée.

 

Le cas précis qui a justifié l’adoption de cette résolution illustre tous ces aspects. Si une solution diplomatique doit être trouvée et conduire à la libération de ces activistes pacifiques de Greenpeace et des journalistes qui les accompagnaient, il n’en reste pas moins que notre pays, l’Union européenne et le Conseil de l’Europe devront continuer de suivre de près la situation en Russie.

 

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