Lutte contre le réchauffement climatique : le gouvernement Michel doit être plus volontaire !

La conférence de Paris doit être l’occasion d’un nouveau départ dans la lutte contre le réchauffement climatique. Les groupes PS et sp.a ont rédigé une proposition de résolution pour que le gouvernement fédéral soit parmi les pays précurseurs à Paris. La proposition sera examinée demain matin au Parlement.

 

Les députés socialistes attendent un geste fort de la Belgique. Pour le député PS Daniel Senesael, premier signataire de la proposition, « il ne faut pas se contenter de demander un accord ambitieux, il faut aussi imposer une limite chiffrée au réchauffement global : 2°C, voire 1,5°C, avec les efforts très concrets que cela implique. Si on dépasse un réchauffement climatique de 2°C dans les prochaines décennies, ce sera le chaos ! »

 

Les députés socialistes souhaitent aussi que le futur protocole de Paris comprenne un volet social fort. Pour que les mesures de lutte contre le réchauffement climatique soient soutenues par la population, il faut une transition juste et durable qui permette de lutter contre les inégalités et de renforcer les droits sociaux.

 

La résolution plaide aussi pour un accord solidaire qui tient compte du fait que les pays en développement sont les premières victimes du réchauffement planétaire (sécheresses, famines…) : les députés PS demandent que la Belgique s’engage à verser au moins 50 millions d’euros par an au Nations-Unies pour aider les pays les plus fragiles.

 

Les députés socialistes proposent également de financer la lutte contre le réchauffement climatique au moyen notamment de l’instauration d’une taxe sur les transactions financières (TTF) européenne. Cette taxe doit être mise en place afin d’assurer un financement public additionnel à l’aide publique au développement

 

Les députés socialistes demandent également au gouvernement fédéral de stopper sa politique de désinvestissement à la SNCB. Le rail est une alternative aux transports polluants. Il est hypocrite de plaider pour un accord ambitieux à Paris quand on choisit dans son propre pays de réduire le moyen de transport écologique qu’est le train.

 

Mais pour Daniel Senesael, participer aux accords globaux n’exonère pas le gouvernement Michel de développer une politique durable à l’échelon fédéral : « le gouvernement fédéral est bien loin de mettre toutes ses forces dans la lutte contre le réchauffement climatique : aucune vision stratégique, aucune mesure pour assurer la transition énergétique, aucun soutien à la mobilité ‘propre, pas même une priorité évoquée dans la déclaration du premier Ministre… »

 


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